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Faculté des sciences de Montpellier : la police évacue le bâtiment 36 occupé

Adrien Vincent 2 min de lecture
Faculté des sciences de Montpellier : la police évacue le bâtiment 36 occupé

La police a évacué ce vendredi 30 octobre, vers 9 h 30, le bâtiment 36 du campus Triolet, à la faculté des sciences de Montpellier. Des étudiants l’occupaient depuis trois semaines. Selon midilibre.fr, l’opération s’est déroulée sans heurts.

Six interpellations, quatre gardes à vue

Une quinzaine d’étudiants se trouvaient dans les lieux au moment de l’intervention. Six personnes ont été interpellées. Quatre d’entre elles ont été placées en garde à vue après avoir été conduites au commissariat. Selon la police, les motifs sont « visages dissimulés, identités imaginaires et dégradation ».

Ce bâtiment était le foyer de la contestation étudiante et lycéenne. Parmi les motifs de colère figure la question des frais différenciés pour les étudiants étrangers hors Europe.

La direction regrette l’échec des discussions

Le directeur de la faculté, Jean-Michel Marin, a écrit aux personnels. Il explique que le moment de l’intervention « a été choisi avec le souci de limiter au maximum les risques de confrontation ». Selon lui, les discussions se sont poursuivies ces derniers jours, après la levée du blocage de l’entrée principale du campus, pour obtenir que le bâtiment soit libéré. Elles portaient notamment sur la mise à disposition de salles et sur les frais différenciés. Il « regrette profondément » leur échec.

Jean-Michel Marin indique que les dégradations matérielles sont limitées. Un état des lieux précis est en cours. Il souhaite une « reprise normale » des cours et des travaux dès lundi 2 novembre.

Des enseignants veulent des explications

Plusieurs enseignants et chercheurs ont fait savoir, vendredi, qu’ils comptaient demander des comptes à la direction de l’université. L’un d’eux dit ressentir « beaucoup de colère et d’agacement ». Il reproche à la présidence de ne pas les avoir prévenus, ce qui aurait permis de mettre à l’abri certains étudiants en situation administrative compliquée.

Ces enseignants jugent aussi que l’occupation a été un exemple rare d’occupation étudiante qui a tenu longtemps. Cette appréciation laisse la direction « perplexe ».

Source : midilibre.fr

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