Cité Créative : le litige des Pépinières du Midi devant le tribunal
Le projet d’extension de la Cité Créative à Montpellier reste suspendu à un contentieux foncier ancien. Fermées depuis 2016, les Pépinières du Midi, situées avenue de Toulouse, sont au centre d’un bras de fer entre la famille Pomier et la collectivité depuis plus de dix ans.
Le tribunal administratif de Montpellier a examiné le dossier le mardi 29 septembre. La famille Pomier demande l’annulation partielle de la déclaration d’utilité publique, afin de conserver la maîtrise de moins de 2 000 m² de l’ancienne pépinière. Elle veut pouvoir céder ces terrains à un promoteur privé, plutôt que de les voir concernés par l’expropriation.
Un terrain clé pour ouvrir le parc Montcalm
Pour la Ville et Montpellier Méditerranée Métropole, ces parcelles sont nécessaires à une opération urbaine d’ensemble. Le projet prévoit la démolition des bâtiments, la désimperméabilisation des sols et la renaturation de la partie située près du parc Montcalm et du Lantissargues.
L’objectif est d’ouvrir davantage le parc sur l’avenue de Toulouse, de supprimer le front bâti qui le masque et de créer une continuité paysagère. Le reste du site doit accueillir des logements ainsi que des activités liées aux industries culturelles et créatives, dans le prolongement de la Cité Créative.
Les anciennes Pépinières du Midi représentent 1,3 hectare. Une première étape de la transformation de cette entrée de ville est déjà visible avec l’inauguration, en mai 2026, du nouveau parvis du parc Montcalm.
Le rapporteur public favorable à la collectivité
À l’audience, la défense de la collectivité a contesté l’idée d’une expropriation destinée à revendre les terrains. Son avocat a défendu un projet associant aménagements publics, espaces renaturés et constructions privées.
Le rapporteur public, Valentin Raguin, a conclu au rejet de la requête de la famille Pomier. Il a relevé les tentatives d’acquisition à l’amiable et estimé que les propriétaires ne démontraient pas être en mesure de porter leur propre projet. Le tribunal administratif a mis l’affaire en délibéré, rapporte midilibre.fr.
Source : midilibre.fr



