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À Montpellier, la mobilisation étudiante pousse à revoir l’accord avec TotalEnergies

Adrien Vincent 2 min de lecture
À Montpellier, la mobilisation étudiante pousse à revoir l’accord avec TotalEnergies

À Montpellier, la contestation du partenariat entre l’université et l’association TotalEnergies Professeurs associés pourrait déboucher sur son annulation. Depuis le 6 octobre, des étudiants occupent le bâtiment 36 de la faculté des sciences. Ce lundi 19 octobre, le doyen Jean-Michel Marin a promis à une délégation de soumettre une nouvelle version de l’accord au conseil de la faculté, rapporte vert.eco.

La prochaine réunion du conseil est prévue le 4 novembre. La nouvelle convention pourrait y être examinée. En cas de rejet, l’ancienne version serait à nouveau soumise au vote. Un second refus pourrait alors entraîner l’annulation du partenariat.

Des contreparties contestées

L’accord prévoit 62,5 heures d’enseignement dans l’année assurées par des professeurs de TotalEnergies. En échange, ces salariés peuvent participer à la construction de certains enseignements du master Énergies et à l’évaluation des étudiants.

Les opposants dénoncent aussi une clause engageant l’université à ne pas utiliser la marque et le logo d’une manière qui pourrait porter préjudice à TotalEnergies. La présentation du groupe comme un acteur majeur de la transition énergétique concentre également les critiques. Selon les propos du doyen rapportés par vert.eco, cette mention disparaîtrait de la nouvelle version.

Pour les étudiants mobilisés, ce partenariat entre en contradiction avec leurs études et leurs préoccupations écologiques. La contestation touche aussi les laboratoires : quinze correspondants transition écologique sont en grève de leur fonction depuis début septembre et demandent l’abrogation de la convention.

Un premier vote à égalité

En juin, l’accord avait recueilli 14 voix pour et 14 contre au conseil de la faculté des sciences. Jean-Michel Marin avait tranché en faveur de son adoption.

Depuis, l’occupation s’est organisée sur les trois étages du bâtiment 36, avec une cantine solidaire, des dortoirs et des espaces de révision. Les occupants ont prolongé leur mobilisation d’une semaine. Ils considèrent la promesse d’un nouveau vote comme une première victoire, tout en maintenant la pression.

Source : vert.eco

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