Evars : le Planning familial critique la politique du rectorat de Montpellier
Le Planning familial de l’Hérault dénonce une forte réduction de ses interventions d’éducation à la vie affective, relationnelle et à la sexualité dans l’académie de Montpellier. Le nouveau programme Evars est entré en vigueur à la rentrée 2025.
Des associations écartées des écoles
Selon Mia Ferret, représentante du Planning familial 34, les associations agréées ne peuvent plus intervenir dans les écoles primaires. La rectrice aurait justifié cette décision par les débats idéologiques autour de ces sujets et par les pressions exercées auprès de l’Éducation nationale par des associations d’extrême droite disposant de relais parentaux.
Dans le premier degré, les séances concernent l’éducation à la vie affective et relationnelle, sans dimension sexuelle. Les interventions associatives sont désormais limitées aux collèges et lycées, avec des décisions prises établissement par établissement.
Pour le Planning familial, cette organisation crée une rupture d’égalité entre élèves, selon que leur chef d’établissement choisit ou non de solliciter une association. L’association estime également qu’un intervenant extérieur facilite la parole des élèves sur des questions intimes ou sur les violences, en complément du travail des enseignants.
Une formation jugée insuffisante
L’argument rapporté par le Planning familial est que ces séances doivent être assurées par les professeurs. L’association ne remet pas en cause leurs compétences, mais pointe le manque de formation et la difficulté, pour certains élèves, d’aborder ces sujets avec leurs enseignants.
Jordan Homps, enseignant au collège Frédéric-Bazille de Castelnau-le-Lez et référent Evars, décrit aussi un déploiement retardé. Des inspecteurs puis des référents académiques ont été formés, avant la formation des réseaux territoriaux. Au mieux, deux personnes seraient formées dans chaque établissement.
Chaque élève doit bénéficier de trois séances annuelles. Mais, selon Jordan Homps, les formations n’ont été proposées qu’aux établissements qui en ont fait la demande. Il appelle à un plan national de formation obligatoire et estime que les associations auraient pu contribuer à former les personnels.
Le Planning familial 34 affirme que le nombre de ses interventions a diminué d’environ deux tiers en un an. L’association facture désormais ses séances, faute de crédits de fonctionnement suffisants, ce qui peut constituer un frein supplémentaire pour les établissements, rapporte lamarseillaise.fr.
Source : lamarseillaise.fr



