Incinérateur CSR : la Métropole rend un avis favorable avant l’enquête publique
Le conseil de Montpellier Méditerranée Métropole a rendu mardi 13 octobre un avis favorable à la transformation de l’usine Amétyst, à Garosud-Les Grisettes, en unité de combustion de combustibles solides de récupération (CSR). La délibération a été adoptée avec 12 voix contre et 10 abstentions.
Porté par Urbaser, le projet prévoit de brûler 40 000 tonnes de CSR par an afin de produire de la chaleur. La délégation de service public est prévue pour quinze ans, pour 402 millions d’euros hors taxes, dont 109 millions d’investissements.
Un vote contesté sur son calendrier
Le vote portait sur la demande d’autorisation environnementale et le permis de construire. Il intervient alors que l’enquête publique débute. Plusieurs élus d’opposition ont contesté ce calendrier et demandé que la parole des habitants intervienne avant la décision politique.
La Métropole défend une solution locale pour les déchets résiduels. Depuis la fermeture de la décharge de Castries en 2019, environ 110 000 tonnes sont envoyées chaque année vers d’autres sites d’Occitanie, pour y être enfouies ou incinérées. La collectivité chiffre ce transport à 4 000 à 4 500 trajets de camions par an et à un surcoût de 27 millions d’euros.
Les opposants mettent notamment en avant la cohérence du projet avec la stratégie zéro déchet et son implantation à proximité d’écoles et de maisons de retraite. Le Comité de défense contre l’incinérateur 3M réclame un moratoire et un débat public.
Réunions publiques et permanences
Deux réunions publiques sont prévues salle Pelloutier, à 18 heures, les 20 octobre et 6 janvier. Des permanences auront lieu à Montpellier les 27 octobre et 23 décembre, à Lattes les 7 novembre et 2 décembre, à Saint-Jean-de-Védas les 16 novembre et 8 décembre, ainsi qu’à Villeneuve-lès-Maguelone les 24 novembre et 17 décembre.
Après la concertation menée du 11 mai au 14 juin, Urbaser a annoncé des contrôles supplémentaires des émissions, une étude indépendante pour préparer un plan de surveillance environnementale, des analyses élargies sur les PFAS et la mise en ligne de données de surveillance.
Source : lepoing.net



