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Jacques Bousquet, le Montpelliérain qui lègue 2,4 millions d’euros à la Ville

Adrien Vincent 2 min de lecture
Jacques Bousquet, le Montpelliérain qui lègue 2,4 millions d’euros à la Ville

Montpellier a accepté, mardi dernier, le legs de Jacques Bousquet, décédé le 24 janvier à l’âge de 92 ans. Cet ancien huissier de justice a désigné la commune comme unique bénéficiaire de son patrimoine, estimé à 2,4 millions d’euros.

Né à Montpellier en 1933, Jacques Bousquet avait étudié le droit avant de devenir huissier. Il était aussi un passionné de spéléologie et d’archéologie. Dès 1949, il participe aux recherches du Centre archéologique des Chênes Verts, actif notamment dans l’Hérault, le Gard et la Lozère. Il mène ensuite des fouilles autour du Pic Saint-Loup, publie plusieurs travaux et contribue à la création de la Fédération archéologique de l’Hérault.

Il a également été vice-président de la Société archéologique de Montpellier entre 2012 et 2017.

Des collections et plusieurs biens immobiliers

Le testament, rédigé le 27 juillet 2022, porte sur cinq appartements, une maison à Villeneuve-lès-Maguelone, un local professionnel, des parcelles agricoles, des meubles et des œuvres d’art. Le patrimoine comprend notamment des tableaux, des faïences, des pièces d’orfèvrerie et des objets précieux.

Collectionneur d’arts décoratifs, Jacques Bousquet avait réuni plus d’une centaine d’objets issus des ateliers montpelliérains, dont des vases d’apothicaire, de la vaisselle ancienne et de l’orfèvrerie. Plusieurs pièces avaient été déposées au musée Fabre et montrées lors d’une exposition consacrée à l’histoire de la pharmacie en 2020.

Il a demandé que la Ville assure la mise en valeur des collections et des résultats des fouilles déposés auprès des Chênes Verts et de la Société archéologique de Montpellier. Selon lefigaro.fr, la municipalité pourra conserver, valoriser ou vendre les biens immobiliers selon ses besoins. Les collections pourraient ainsi être étendues.

Jacques Bousquet était aussi engagé dans le travail de mémoire. Après son service militaire en Algérie, entre 1959 et 1961, il fonde en 1998 l’Association du Mémorial héraultais, à l’origine d’un monument érigé à Sète.

Source : lefigaro.fr

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