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CHU de Montpellier : alerte sur les cannabinoïdes de synthèse vendus comme CBD

Adrien Vincent 2 min de lecture
CHU de Montpellier : alerte sur les cannabinoïdes de synthèse vendus comme CBD

Le service régional d’addictovigilance du CHU de Montpellier alerte sur la multiplication de dérivés synthétiques du CBD. Ces produits, parfois vendus en boutique comme du CBD « fort », ont été associés à des effets indésirables graves chez des usagers à Montpellier, dans la région et ailleurs en France.

La professeure Hélène Peyrière, pharmacienne clinicienne au CHU de Montpellier et responsable du service, fait état ces dernières semaines d’une hausse des signalements. Des personnes ayant acheté ce qu’elles pensaient être du CBD ont présenté des troubles psychologiques ou cardiovasculaires, avec notamment tachycardie et palpitations.

Des produits analysés contenant des molécules de synthèse

Les analyses réalisées après ces signalements ont mis en évidence des cannabinoïdes de synthèse. Ces molécules agissent sur les mêmes récepteurs que le THC et peuvent entraîner confusion, vertiges, agitation ou hallucinations. Les cannabinoïdes de synthèse peuvent parfois être 100 fois plus puissants que le cannabis.

Les produits semi-synthétiques, obtenus à partir de plantes vaporisées chimiquement, présentent des teneurs variables d’un lot à l’autre. Cette variabilité peut exposer les usagers à des effets plus puissants qu’attendu et conduire à des passages aux urgences, souligne la responsable de l’addictovigilance.

Un cadre légal qui évolue

En France, les produits au CBD peuvent être vendus depuis 2021 s’ils ne dépassent pas 0,30 % de THC. Cette autorisation s’applique depuis 2022 aux fleurs et feuilles respectant ce seuil. Le CBD à fumer ou à vapoter reste autorisé dans ce cadre.

Depuis le 15 mai 2026, les produits alimentaires contenant du CBD, comme les huiles à avaler, gummies, bonbons ou boissons, ne sont plus tolérés en France. Plusieurs cannabinoïdes ont par ailleurs été classés comme stupéfiants depuis 2023 et 2024. Le 10-OH-HHC, apparu après l’interdiction du HHC, n’est toutefois pas classé stupéfiant en France.

Les signalements recueillis sont transmis à l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé, rapporte midilibre.fr.

Source : midilibre.fr

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