À Montpellier, le projet du CHU menace l’atelier de la peintre Colette Richarme
Le CHU de Montpellier souhaite acheter Psalmodie, la propriété de la peintre Colette Richarme, pour y installer un pôle d’hospitalisation de jour consacré à la santé mentale des adolescents. Ce projet entraînerait la démolition de l’atelier de l’artiste. L’association Richarme défend un autre avenir pour les lieux et cherche à réunir les fonds nécessaires à leur acquisition.
L’intérêt de l’hôpital a été confirmé par sa directrice générale, Anne Ferrer, rapporte midilibre.fr ce mercredi. Située dans le quartier Hôpitaux Facultés, la propriété de 6 000 m² jouxte les hôpitaux Lapeyronie et Arnaud-de-Villeneuve. Elle appartient à l’Adages, qui l’a reçue en donation et la met en vente faute de pouvoir financer le projet initialement envisagé.
Des arbres conservés, des bâtiments reconstruits
Le CHU veut y accueillir des adolescents confrontés notamment à des troubles du comportement alimentaire, des dépressions ou des psychotraumatismes. Cette offre s’inscrirait dans un parcours de soins allant de l’unité parent-bébé à la transition vers l’âge adulte.
La direction prévoit de préserver tous les arbres, dont la pinède et la centaine d’oliviers. En revanche, elle estime que l’état des bâtiments et les contraintes du plan local d’urbanisme imposent de démolir puis de reconstruire sur la même emprise.
Anne Ferrer souhaite conserver la mémoire de Colette Richarme. Plusieurs pistes sont évoquées : donner son nom au futur pavillon, exposer des tableaux avec l’accord de l’association ou permettre à celle-ci d’organiser des actions hors des horaires d’accueil des patients.
L’association vise un rachat avant fin décembre
L’association Richarme veut préserver l’atelier et faire de la villa un lieu de création, de soin et de solidarité ouvert à tous. Sa cagnotte réunissait ce mardi 10 000 euros sur les 25 000 euros espérés pour créer un fonds de dotation et solliciter des mécènes.
Son objectif est de récolter 1,3 million d’euros avant fin décembre pour acheter la propriété. D’autres fonds devront ensuite financer sa rénovation et sa mise aux normes.
Source : midilibre.fr



