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À Montpellier, quatre journalistes dénoncent des violences lors du mouvement lycéen

Adrien Vincent 2 min de lecture
À Montpellier, quatre journalistes dénoncent des violences lors du mouvement lycéen

Quatre journalistes ayant couvert les mobilisations lycéennes à Montpellier les 2 et 6 octobre disent avoir subi des violences ou des dégradations de matériel de la part de policiers. Les faits sont rapportés par lepoing.net, alors que le mouvement a donné lieu à des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre dans le centre-ville.

Un journaliste percuté le 2 octobre

Le vendredi 2 octobre, devant le lycée Clemenceau, des lycéens et des étudiants de Paul-Valéry se rassemblent après des fermetures d’établissements décidées la veille par la préfète de l’Hérault, Chantal Mauchet. Des tirs de mortier et des projectiles sont signalés, tandis que la police utilise du gaz lacrymogène.

Vers 12h20, rue Balard, Valentin Levetti, journaliste reporter d’images pour stup.media, filme l’interpellation d’un adolescent. Selon son récit, celui de son média et sa plainte, une moto de police le percute au tibia droit alors qu’il est identifiable par son brassard, son casque et son sac marqués presse. Il est ensuite pris en charge par les pompiers. Trois médecins ont constaté des lésions, selon lepoing.net.

Le journaliste a porté plainte contre X le 8 octobre pour violences volontaires aggravées. Son avocat demande notamment la réquisition d’images de vidéoprotection et de caméras-piétons. La préfecture avait affirmé, dans une réponse relayée par Le Canard enchaîné, que le journaliste n’avait pas respecté une sommation, que les policiers portaient tous un numéro RIO et qu’aucune blessure n’avait été relevée.

Trois autres récits le 6 octobre

Le mardi 6 octobre, trois autres journalistes ont signalé des incidents durant une nouvelle mobilisation. Place de la Comédie, Aury Bouzar affirme avoir reçu un coup de bouclier d’un CRS, qui a endommagé son téléphone. Au même endroit, Samuel Clauzier indique qu’un policier a frappé son téléphone avec une matraque. Plus tard, rue de la Loge, Ricardo Parreira, journaliste pour Reflets Info, dit avoir été touché au visage puis poussé et frappé avec une matraque.

Samuel Clauzier rapporte aussi avoir chuté après un choc dans le dos durant une charge. L’Ofalp a été saisi. Selon lepoing.net, plusieurs des policiers mis en cause ne portaient pas de RIO visible, alors que ce numéro individuel est obligatoire depuis 2014.

Source : lepoing.net

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