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Tram vers l’aéroport : Montpellier avance une nouvelle place pour Nîmes et Béziers

Adrien Vincent 2 min de lecture
Tram vers l’aéroport : Montpellier avance une nouvelle place pour Nîmes et Béziers

Le conseil de Montpellier Méditerranée Métropole a très largement approuvé mardi 13 octobre un protocole d’intention pour étudier le prolongement de la ligne 3 du tramway jusqu’à l’aéroport Montpellier-Méditerranée. Signé le 14 septembre avec le Pays de l’Or et Mauguio-Carnon, cet accord ouvre une phase d’études techniques, environnementales et financières.

Le projet dépasse la seule desserte de l’aéroport. L’exécutif montpelliérain défend une réorganisation de l’offre aéroportuaire entre Montpellier, Nîmes et Béziers. L’objectif affiché est de renforcer l’aéroport de Montpellier tout en recherchant des complémentarités avec les deux autres plateformes, rapporte echo-des-tribunes.com.

Nîmes orienté vers la sécurité civile

Julie Frêche, vice-présidente chargée des mobilités, considère que la connexion de l’aéroport au tramway, à la gare Saint-Roch et aux lignes TER doit permettre de rationaliser les trois aéroports. Michaël Delafosse souhaite notamment que l’aéroport de Nîmes soit spécialisé dans la sécurité civile et la lutte contre les incendies. Il entend défendre auprès du ministre de l’Intérieur le projet d’une base européenne de sécurité civile à Nîmes.

Pour Béziers-Cap d’Agde, le président de la Métropole souligne les enjeux touristiques et évoque l’effet futur de la ligne à grande vitesse entre Montpellier et Perpignan sur les déplacements dans le Languedoc. Aucune répartition des activités entre les trois aéroports n’est toutefois arrêtée.

Un trajet annoncé en moins de 30 minutes

Le tracé étudié prolongerait la ligne 3 depuis Pérols sur environ deux kilomètres. Il permettrait de rejoindre l’aéroport depuis Saint-Roch en moins de 30 minutes. La Métropole met aussi en avant les plus de 16 000 déplacements quotidiens entre son territoire et le Pays de l’Or, ainsi que les près de 11 000 salariés attendus à terme dans la zone économique aéroportuaire.

Le coût est évalué entre 70 et 80 millions d’euros. La Métropole prévoit de solliciter l’État, la Région Occitanie, le Département de l’Hérault, la concession aéroportuaire et les deux intercommunalités. Des élus de La France insoumise et des écologistes ont exprimé des réserves sur le projet, son bilan carbone et son coût.

Source : echo-des-tribunes.com

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